Syriza, la tant attendue victoire (mais y a Kammenos)

En tant qu’homme de gauche tendance mélenchoniste (soit le prototype parfait de l’ennemi pour la « gauche » Macron-Quatremer-Plantu-Rebsamen pour résumer), je dois bien avouer que les résultats venus de Grèce sont comme une sorte de rêve. Le PS relayé aux caniveaux de la politique, la droite en échec et le magma difforme restant allant des staliniens aux nazis en passant par les respectables centristes libéraux complétement déchiré. Tout ça au profit d’une gauche radicale niant toutes les théories économiques qui polluent l’Europe depuis de bien nombreuses années. Oui, c’est une victoire tellement attendue qu’il serait inapproprié de ne pas en profiter. De se réjouir aussi de tous ces journalistes libéraux ou simple eurobéats habituels qui vilipendaient comme le pire des nutritionnistes la mauvaise Grèce qui tirent la même tronche qu’en 2005 après le référendum où la France avait mal voté pour eux. En 2014, ils ont d’abord tenté le coup, quelques semaines avant l’inévitable, de dire « oui mais Syriza a changé, ils sont devenus raisonnables / réalistes / , ce ne sera pas le Grand Soir » mais heureusement ils ont pu retourner leur veste aussi sec pour pouvoir tirer à boulet rouges sur cette déplorable alliance avec cette blague qu’est la droite souverainiste grecque.

Il faut dire que Syriza leur a fait un doigt d’honneur magistral en préférant l’anti austérité qui pue plutôt qu’un parti au costard d’européen bien propre sur lui. Reste que même bien dressé, le doigt pue et tant que cela n’aboutit sur rien de concret, on pourra pardonner à Syriza cette alliance plus technique (le manque de 2 sièges au Parlement) qu’autre chose mais le peuple grec, plus qu’aucun autre pays européen, ne saura tolérer une nouvelle trahison de son vote sans que cela n’ait pour conséquence la montée au pouvoir de l’extrême droite la plus violente. Certes Kammenos et les siens ne sont entrés que de justesse au Parlement et Syriza y est écrasant mais la vigilance doit rester de mise. Il ne s’agirait pas de gâter une victoire et une fête autant attendue parce qu’on a laissé rentrer dans la fête un ivrogne malpoli.

Tout commence donc pour Syriza, courage camarades, ils ne vous feront pas de cadeau !

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